« Voilà, vous êtes fibré ! », m’annonce fièrement le technicien de Free comme si je venais d’être vacciné contre le choléra ou si j’avais décroché ma licence de pilote d’Airbus… Je suis fibré ! Je fais donc partie des quelques centaines de milliers de privilégiés raccordés à la fibre optique en France. Emotion… A la clé : la promesse d’une connexion ultra-haut débit à 100 mégabits/sec (jusqu’à présent je me « trainais lamentablement » à 6 mégabits en ADSL…) et 50 mégabits en « voie montante » (contre à peine 0,8 mégas aujourd’hui). C’est que je vais pouvoir en envoyer des vidéos sur DailyMotion !
L’installation. A part quelques trous dans le murs, ce n’est pas douloureux. Deux techniciens sous-traitants de Free, plutôt aimables et sérieux, débarquent à l’heure prévue. Perceuse dans une main, précieux petit câble blanc dans l’autre. Première question : où poser la prise dans l’appartement ? Car contrairement à l’ADSL, la fibre fonctionne avec un seul boîtier « Freebox optique » auquel on connecte à la fois l’ordinateur et la télé. Il est donc impératif d’installer cet appareil le plus près possible du téléviseur afin de pas avoir à tirer ensuite de longs câbles Péritel ou HDMI vers la télé. Du coup, l’ordinateur, lui, se retrouve un peu isolé. Il faut le relier par câble Ethernet ou par CPL (Courant Porteurs en Ligne) en oubliant le Wifi si l’on souhaite profiter pleinement du très haut débit.
Problème : les installateurs de la fibre ne sont pas les installateurs de la Freebox optique. Aïe ! Me voilà donc fibré mais dépourvu du précieux boîtier. Je vais devoir attendre un deuxième passage avant de goûter pour de vrai aux joies du très haut débit.
Deux jours plus tard… Une autre personne de Free m’apporte la fameuse « Freebox optique ». Comme prévu, celle-ci a la même allure que la Freebox classique sauf qu’elle possède en plus une sortie HDMI et S-Vidéo sans oublier bien sûr la connexion fibre optique. On peut donc brancher directement son téléviseur sur cette box. En théorie, plus besoin, comme dans l’installation précédente, de la Freebox HD. Cette dernière peut être installée dans une autre pièce sur un autre téléviseur (pour le même prix).
Cependant, il y a un soucis. La nouvelle Freebox optique est dépourvue de deux éléments importants : elle n’a ni disque dur et ni adaptateur TNT. Aïe ! Pour enregistrer la télé, on peut toujours brancher un disque dur externe sur le port USB. En revanche, pour la TNT, aucune solution à part… continuer à utiliser la Freebox HD (au moins, elle, elle possède un décodeur TNT). Je décide donc de conserver ma Freebox HD dans le salon et de continuer à l’utiliser. Les deux appareils sont reliés en CPL (boîtier fourni) qui est la solution technique préconisée par Free d’autant que les boîtiers CPL font également office de blocs d’alimentation.
La télévision. Un petit contrôle de la ligne… Une réinitialisation des deux appareils. Hop, ça marche du premier coup ! Premier constat : les chaînes HD sont très belles et il me semble même que les programmes en SD ainsi que l’interface de Free sont bonifiés du fait de la connexion par fibre optique. Cependant, chaque chaîne prend environ 5 mégabits/sec c’est-à-dire… paradoxalement, le même débit qu’en ADSL. Ce n’est pas logique. Cela veut dire que Free propose désormais un « gros tuyau », la fibre, mais que les chaînes sont compressées de la même manière qu’en ADSL. Pour que l’on puisse jouir d’une qualité maximale en HD, il faudrait que les chaînes soient diffusées dans un meilleur débit. Cela viendra peut-être dans le futur. Autre chose : bizarrement, TF1 HD a disparu de mes chaînes TNT…
Internet. Nous y sommes ! Il est l’heure de procéder à l’ultime test de geek : vérifier si la promesse des 100 mégabits théoriques est tenue. Là encore, un petit test et… WAOOOUUUH ! Il me faut à peine 1 min pour télécharger 640 Mégas soit l’équivalent d’un CD entier à la vitesse de 10 Mo/s c’est-à-dire… 80 mbps. La voie montante ? 45 sec suffisent pour uploader un fichier de 240 Mo à la vitesse supersonique de 4 à 5 Mo/s soit… 40 mbps ! Le compte est (quasiment) bon. Promesse tenue, me voilà connecté à la vitesse de l’éclair. Petite remarque, cependant : le débit est nettement meilleur et optimal avec une liaison par câble Ethernet plutôt que par CPL.
J’ai une pensée pour tous ceux qui attendent encore d’être fibrés (aurais-je bénéficié d’un traitement « VIP » de la part de Free pour accélérer la procédure ? C’est possible. Cela dit, le traitement spécial s’arrête à la facture que je reçois chaque mois, qu’on se rassure…). Heureusement, les choses devraient s’accélérer en France dans les prochains mois.
Très bientôt sur France Info : un dossier consacré à la fibre optique !




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