Amazon rend disponible aujourd’hui en France son livre électronique Kindle. Problème : il n’y a aucun contenu disponible en Français à part Le Monde et Les Echos, uniquement le catalogue américain. Visiblement, les éditeurs européens ne semblent pas pressés d’exploiter ce nouveau média qui leur fait peur. Explications généralement avancée : on attend qu’il y ait des lecteurs. Or, justement, les lecteurs, eux, attendent, qu’il y ait des contenus. Bref, la poule et l’oeuf…
Au délà de la question tarte à la crème « le livre électronique va-t-il remplacer le papier », se pose surtout la question de l’émergence d’un modèle économique pour le livre dématérialisé. Que ce soit sur un terminal dédié type Kindle ou sur un smartphone comme l’iPhone, il est certain que le livre virtuel va finir par s’imposer. Les ordinateurs servent déjà à envoyer des messages, à lire les infos, à regarder des vidéos, à écouter de la musique et l’on ne voit vraiment pas pourquoi ils ne serviraient pas aussi à lire des romans, des essais ou des manuels scolaires (personnellement, je n’ai aucune nostalgie du papier et j’ai lu l’été dernier La Toile sur iPhone, c’est très agréable).
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Les fans de technologie apprécient deux choses : la technologie et les hommes qui l’ont inventée. Steve Jobs, Bill Gates, Marc Andreesen (Netscape), Serguei Brin et Larry Page (Google), Marc Zukerberg (Facebook) ou encore les Français Xavier Niel (Free) et Henri Crohas (Archos). En revanche, derrière chaque fan de techno se cache un rebelle passionné qui se méfie… des messieurs en costume du marketing et du management. Tous ces messieurs (et dames) formatés en écoles de commerce qui font gagner des parts de marché et n’ont qu’un seul objectif : VENDRE. Vendre tout et n’importe quoi sans se soucier de l’avancée technologique réelle que cela peut représenter… 


