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Attitude techno

Jérôme Colombain, journaliste high-tech à France Info

Archive

Catégorie : Nouveaux Médias

kindleAmazon rend disponible aujourd’hui en France son livre électronique Kindle. Problème : il n’y a aucun contenu disponible en Français à part Le Monde et Les Echos, uniquement le catalogue américain. Visiblement, les éditeurs européens ne semblent pas pressés d’exploiter ce nouveau média qui leur fait peur. Explications généralement avancée : on attend qu’il y ait des lecteurs. Or, justement, les lecteurs, eux, attendent, qu’il y ait des contenus. Bref, la poule et l’oeuf…

Au délà de la question tarte à la crème « le livre électronique va-t-il remplacer le papier », se pose surtout la question de l’émergence d’un modèle économique pour le livre dématérialisé. Que ce soit sur un terminal dédié type Kindle ou sur un smartphone comme l’iPhone, il est certain que le livre virtuel va finir par s’imposer. Les ordinateurs servent déjà à envoyer des messages, à lire les infos, à regarder des vidéos, à écouter de la musique et l’on ne voit vraiment pas pourquoi ils ne serviraient pas aussi à lire des romans, des essais ou des manuels scolaires (personnellement, je n’ai aucune nostalgie du papier et j’ai lu l’été dernier La Toile sur iPhone, c’est très agréable).
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En attendant une reprise de l’inspiration sur ce blog, nous vous invitons à patienter avec un programme vidéo de premier choix…


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Il y a quelques jours, je posais sur ce blog une question métaphysique : à quoi sert Twitter ? Merci à tous pour vos réponses ! Voici une petite synthèse de vos différents arguments :

Pourquoi utilisez-vous Twitter ?
- Parce que c’est simple
- Pour la « sociabilité légère »
- Pour faire connaissance
- Pour une vraie sensation de proximité, y compris avec des gens connus
- Dans le cadre d’un projet pédagogique
- Pour mon travail comme pour ma vie perso…

Réception de messages
- Pour les infos en temps réel (exemple : @breakingnewson)
- Pour la veille technologique
- Pour la veille d’opinion
- Pour le suivi de certaines personnes intéressantes

Envoi de messages
- Comme une brique de mon identité numérique
- Pour la recherche de ressources professionnelles
- Pour le webmarketing de mes clients
- Pour lancer des discussions
- Pour faire la pub de mon activité
- Pour poser des questions
- Pour lancer des discussions
- Pour envoyer des informations marrantes ou importantes en me demandant toujours d’abord si cela peut intéresser quelqu’un et en espérant que mes followers vont relayer mes infos importantes

N’hésitez pas, continuez à réagir !

Le gouvernement s’est-il laissé surprendre par l’ampleur de la « l’affaire Hadopi » ? On a assisté hier soir à l’Assemblée Nationale, avec la reprise de la discussion sur le projet de loi, à un affrontement comme on en n’avait pas vu depuis longtemps ! Aujourd’hui, on se demande comment cette « petite loi de rien du tout », portant sur une histoire d’ordinateurs et d’ados attardés, qui aurait du passer comme une lettre à la poste, se retrouve à deux doigts du fiasco politico-numérique ?

Christine Albanel et Nicolas Sarkozy ont-ils sous-estimé le danger ?

Certains mettent en avant le manque de « culture Internet » du président de la République et de la ministre de la Culture. Il est vrai que les promoteurs de cette loi semblent être dans une logique « classique » pouvant se résumer ainsi : des méchants, une loi, des sanctions et la vie continue. Le problème, c’est que ce qui fonctionne bien avec des délits traditionnels fonctionne moins bien avec les échanges de fichiers sur Internet. On n’imagine mal des dealers ou des violeurs défiler dans la rue et ouvrir des blogs pour protester contre une loi sanctionnant les dealers et les violeurs. Avec Hadopi, c’est moins simple. Les « méchants » refusent l’étiquette de fraudeurs et plaident pour un changement de société.
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Le phénomène Twitter gagne la France (chronique sur France Info). Mais, au fait, à quoi sert Twitter ? Dites-moi tout !

Vous êtes inscrit(e) sur Twitter ? Pourquoi l’utilisez-vous ? Qui « suivez »-vous ? Qui vous « suit » ? Qu’en attendez-vous !
twitter

cbIl y a une petite trentaine d’années (ouh là là…), j’étais gamin et je découvrais un formidable outil de communication. Un truc qui permettait de dialoguer librement avec des gens que l’on ne connaissait pas sans les rencontrer. On pouvait se parler à distance dans un rayon de plusieurs kilomètres. Par temps clair ou à condition de monter un peu en altitude, on pouvait même atteindre des pays étrangers et là c’était magique. Ce système fabuleux rompait avec tous les modes traditionnels de communication (radio, télé, téléphone…) : aucune autorité de contrôle, aucune taxe à payer, juste un petit investissement de quelques centaines de francs pour acheter l’appareil de communication. Après cela, on pouvait converser avec toutes sortes de gens que l’on n’avait jamais vues et que l’on ne verrait jamais. On se racontait des choses passionnantes. En général, on commençait par parler pendant des heures du système de communication lui-même et de la qualité de la liaison. Parfois, on échangeait quelques blagues ou on commentait l’actualité. Bref, du lourd. Mais l’important n’était pas ce que nous nous disions. L’importait était que nous formions… une véritable communauté ! Et ceux qui n’en faisaient pas partie trouvaient cela ridicule.

Ce joujou, c’était : la CB. La « Citizen Band ». Ce bon vieux système de communication radio bon marché accessible à tous. Avec son si délicat vocabulaire : « tu me copies l’ami ? », QRZ, QRT et autres YL… A ce moment, j’ai ressenti, pour la première fois, une véritable « émotion technologique » car j’imaginais les formidables potentialités de ce système. Pensez-donc ! On allait pouvoir communiquer gratuitement par delà les frontières – géographiques et humaines – et tisser des liens illimités entre nous. Nous formions un… réseau social.
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photo-0171Un jour, au 21ème siècle, en 2009, je tente une petite soirée télé en famille. Pour cela, je compte sur les services de VOD de ma belle box triple play afin de trouver un bon film. Allez-y, envoyez la HD, je suis prêt à payer !

Quelle déception ! L’offre (légale) de vidéo à la demande est d’une indigence à pleurer. Presque uniquement des films que l’on a déjà vus ou que l’on n’a pas envie de voir. On croit avoir du cinéma à domicile et on se retrouve dans un vieux ciné-club de campagne.

Je commence par Free Home Video (films et séries illimitées moyennant quelques Euros par mois). Le programme est prometteur. Jugez putôt : Panic Room, Mister C, Les ex de mon mec, Miss Detective, Terreur Point com, La famille Foldingue… Rien que des blockbusters, quoi.

Bon. Je me dis que j’aurais plus de chances sur CanalPlay, le pionnier de la VOD (films payables à l’unité). Mais, là encore, c’est à désespérer : Hancock (déjà vu), La personne aux deux personnes (vu, pas terrible) et une nouveauté toute fraiche : La leçon de piano.

Malgré la mauvaise ergonomie de ces plateformes (inadaptée aux télécommandes), je pousse l’investigation jusqu’à TF1 vidéo. Dans sa grande bonté et dans sa rubrique « Nouveautés », le premier groupe TV français me propose : 48 heures par jour (jamais entendu parler), Bankgok Dangerous (?) ou bien encore un film dont le titre sonne comme une belle promesse de divertissement familial : Chicago Massacre.
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Spectaculaire, le bug de Google samedi dernier ! Tous les sites Web du monde subitement déclarés aussi dangereux pour votre ordinateur qu’un vulgaire site porno ukrainien bourré de virus. Diantre ! Conséquence : une baisse de trafic sur de nombreux sites Internet dans le monde entier. Et une baisse de trafic pour un site marchand, cela peut coûter cher en termes de manque à gagner. Pourtant, ce joli bug n’était-il pas trop beau pour être vrai ? Comment croire une seule seconde qu’Internet tout entier ait pu soudain sombrer du côté obscur de la force ? La répétition illimitée du message « ce site risque d’endommager votre ordinateur » avait de quoi mettre la puce à l’oreille de tout internaute averti et incrédule. En faisant un petit tour sur un autre moteur, on pouvait d’ailleurs se rendre compte que le cybermonde était toujours d’aplomb. Cet incident montre une fois de plus, s’il en était besoin, l’importance de Google dans notre vie quotidienne. Il rappelle aussi que la méfiance reste indispensable face à toute pseudo catastrophe, numérique ou autre.

Copie d'écran envoyée par mon confrère de Radio France Ronan Ferragu

Copie d'écran envoyée par mon confrère de Radio France Ronan Ferragu

On l’a déjà évoqué sur ce blog : pourquoi pas des films en téléchargement dès leur sortie en salle ? Apparemment, l’idée fait son chemin y compris chez les « pros » les plus éclairés ! Lisez donc ci-dessous cet intéressant article de Numerama :

TV Numérique –

Le réalisateur d’Arthur et Les Minimoys Luc Besson, très engagé dans la lutte contre le piratage, propose de diffuser les films sur Internet dans des formules payantes dès les premiers jours d’exploitation des films au cinéma. Mais il se heurte à l’immobilisme de la profession.

Le réalisateur et producteur Luc Besson ne supporte pas le piratage, mais il ne se contente pas de dire aux responsables politiques que l’on « a l’impression d’être les indiens et de se faire décimer » par les cow-boys de pirates. Il a conscience que la réponse viendra aussi et avant tout d’un renouvellement de l’offre. Interrogé par Les Echos, le directeur du groupe EuropaCorp se prononce « pour l’éclatement de la chronologie des médias« . « Cela fait des années que j’essaie de convaincre le cinéma français qu’il ne faut pas aller contre l’évolution des pratiques du consommateur : il faut proposer les films sur Internet juste après la sortie en salle« , précise-t-il.

« Pour ma part, je serais favorable à la création d’une offre premium sur Internet de quarante-huit heures, le samedi et le dimanche qui suivent la sortie du film en salle. Cette offre pourrait être commercialisée à un prix de 25 à 35 euros. Quinze jours plus tard, la même offre serait de nouveau proposée mais un peu moins chère autour de 22 euros, et ainsi de suite. Au bout d’un certain temps, le film ne serait plus disponible sur Internet. Mais il rejoindrait ultérieurement un catalogue de 500 à 1.000 longs-métrages accessibles via un abonnement.« 

Seulement les exploitants ne sont pas prêts à jouer le jeu. Ils ont refusé de faire l’essai sur un film produit par EuropaCorp, et rejettent toute évolution de la chronologie des médias qui assure aux salles de cinéma une exclusivité d’au moins six mois sur la diffusion des films… si l’on excepte le marché gris du piratage.

Pour Luc Besson, la situation actuelle « n’est pas tenable« . « Aujourd’hui, les jeunes ont le choix entre voir un film dans une salle de cinéma pour 7 euros et rester chez eux où ils peuvent le visionner gratuitement avec le téléchargement illégal« , constate-t-il. En réalité, le prix (hors formule d’abonnement) d’une séance de cinéma est même plus près de 10 euros que de 7 euros dans les grandes agglomérations. Et le prix est à multiplier par le nombre de membres de la famille qui vont au cinéma voire un même film.

« A partir du moment où il y a une loi stricte – la loi création et Internet – qui condamne et punit les auteurs de délits, il est normal que le cinéma propose au public une offre légale« , poursuit Luc Besson, qui reste dans une logique de répression préalable à toute innovation de l’offre.

A l’occasion des très discrètes Assises de la Création, le réalisateur-producteur avait prévenu qu’il faudrait « un délai de un à deux ans » avant de pouvoir changer la chronologie des médias en France.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Avez-vous déjà rencontré des gens tristes sur Facebook ? Des dépressifs ? Des loosers ? Le réseau social semble avoir ceci de particulier qu’on y est forcément de bonne humeur. Peu de place pour la grisaille des coeurs ou le vague à l’âme. Facebook est un repère de joyeux drilles et de « winners ». Il n’y a qu’à consulter la liste des « états » de tous nos « amis » (le fameux champ : « what are you doing ? »). Un florilège de joyeusetés : « machin termine un boulot très intéressant, truc est content d’être en week-end, bidule est crevé mais heureux« , etc. Imagine-t-on trouver au milieu de cet océan de bonnes nouvelles un « chose est au bord du suicide » ou un « oh là là ce soir ça va pas du tout« . En fait, la mauvaise humeur fait tâche sur Facebook. Est-ce dû au fait que le site sert d’abord à donner une image (positive) de soi-même ? Au fait que l’application est amusante ? Ou encore au milieu social favorisé dans lequel se recrutent principalement les utilisateurs de Facebook ? Toujours est-il que les rares coups de blues n’occupent que quelques lignes par-ci par-là. Facebook remède miracle à la morosité ?

A contrario, faites donc un tour sur www.viedemerde.fr ou www.jourdemerde.fr. Ce n’est pas exactement la même ambiance !