Amazon rend disponible aujourd’hui en France son livre électronique Kindle. Problème : il n’y a aucun contenu disponible en Français à part Le Monde et Les Echos, uniquement le catalogue américain. Visiblement, les éditeurs européens ne semblent pas pressés d’exploiter ce nouveau média qui leur fait peur. Explications généralement avancée : on attend qu’il y ait des lecteurs. Or, justement, les lecteurs, eux, attendent, qu’il y ait des contenus. Bref, la poule et l’oeuf…
Au délà de la question tarte à la crème « le livre électronique va-t-il remplacer le papier », se pose surtout la question de l’émergence d’un modèle économique pour le livre dématérialisé. Que ce soit sur un terminal dédié type Kindle ou sur un smartphone comme l’iPhone, il est certain que le livre virtuel va finir par s’imposer. Les ordinateurs servent déjà à envoyer des messages, à lire les infos, à regarder des vidéos, à écouter de la musique et l’on ne voit vraiment pas pourquoi ils ne serviraient pas aussi à lire des romans, des essais ou des manuels scolaires (personnellement, je n’ai aucune nostalgie du papier et j’ai lu l’été dernier La Toile sur iPhone, c’est très agréable).
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Il y a une petite trentaine d’années (ouh là là…), j’étais gamin et je découvrais un formidable outil de communication. Un truc qui permettait de dialoguer librement avec des gens que l’on ne connaissait pas sans les rencontrer. On pouvait se parler à distance dans un rayon de plusieurs kilomètres. Par temps clair ou à condition de monter un peu en altitude, on pouvait même atteindre des pays étrangers et là c’était magique. Ce système fabuleux rompait avec tous les modes traditionnels de communication (radio, télé, téléphone…) : aucune autorité de contrôle, aucune taxe à payer, juste un petit investissement de quelques centaines de francs pour acheter l’appareil de communication. Après cela, on pouvait converser avec toutes sortes de gens que l’on n’avait jamais vues et que l’on ne verrait jamais. On se racontait des choses passionnantes. En général, on commençait par parler pendant des heures du système de communication lui-même et de la qualité de la liaison. Parfois, on échangeait quelques blagues ou on commentait l’actualité. Bref, du lourd. Mais l’important n’était pas ce que nous nous disions. L’importait était que nous formions… une véritable communauté ! Et ceux qui n’en faisaient pas partie trouvaient cela ridicule.
Un jour, au 21ème siècle, en 2009, je tente une petite soirée télé en famille. Pour cela, je compte sur les services de VOD de ma belle box triple play afin de trouver un bon film. Allez-y, envoyez la HD, je suis prêt à payer !





