C’est fini ! Enfin ! Les dispositifs anti-copie sur les téléchargements légaux (constituant l’un des aspects des fameux DRM – Digital Rights Management) ne sont plus qu’un mauvais souvenir (juste le temps que tout se mette en place sur les sites marchands). Les deux derniers dinosaures qui faisaient encore de la résistance, Universal Music et Sony Music, ont jeté l’éponge ce week-end à l’occasion du Midem en annonçant la levée des DRM sur les téléchargements de musique à l’unité.
Sur France Info, Pascal Nègre, le PDG d’Universal France, explique : « nous n’avons plus besoin de faire de l’autodéfense car désormais l’Etat nous protège » (écouter).
Les DRM étaient une formidable « mauvaise idée » qui n’aurait jamais du voir le jour (il aurait suffit, mesdames, messieurs les ministres, députés et pros du disque, de vous mettre deux minutes à la place du consommateur honnête pour vous en rendre compte). On a vainement tenté de transférer la logique ancienne du monde analogique dans le nouveau paradigme du monde numérique sans considérer les changements d’usage que cette révolution entraîne. Une telle aberration a sans doute précipité la chute du marché de la musique.
Cela dit, tous nos problèmes de « consommateurs honnêtes » ne sont pas réglés. D’abord, même sans DRM, certains formats numériques continuent à poser des problèmes de compatibilité (essayez donc de transférer sur un baladeur de marque Creative des chansons en AAC achetées sur iTunes…). Ensuite, l’abandon des systèmes anti-copie ne concerne pas les téléchargements illimités. Pas exemple, si vous êtes abonné à MusicMe, pas question de transférer votre musique sur un iPod puisqu’Apple fait de la résistance aux formats des autres.
Bref, les consommateurs ont gagné une bataille mais pas la guerre.




