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Attitude techno

Jérôme Colombain, journaliste high-tech à France Info

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Tag : VOD

photo-0171Un jour, au 21ème siècle, en 2009, je tente une petite soirée télé en famille. Pour cela, je compte sur les services de VOD de ma belle box triple play afin de trouver un bon film. Allez-y, envoyez la HD, je suis prêt à payer !

Quelle déception ! L’offre (légale) de vidéo à la demande est d’une indigence à pleurer. Presque uniquement des films que l’on a déjà vus ou que l’on n’a pas envie de voir. On croit avoir du cinéma à domicile et on se retrouve dans un vieux ciné-club de campagne.

Je commence par Free Home Video (films et séries illimitées moyennant quelques Euros par mois). Le programme est prometteur. Jugez putôt : Panic Room, Mister C, Les ex de mon mec, Miss Detective, Terreur Point com, La famille Foldingue… Rien que des blockbusters, quoi.

Bon. Je me dis que j’aurais plus de chances sur CanalPlay, le pionnier de la VOD (films payables à l’unité). Mais, là encore, c’est à désespérer : Hancock (déjà vu), La personne aux deux personnes (vu, pas terrible) et une nouveauté toute fraiche : La leçon de piano.

Malgré la mauvaise ergonomie de ces plateformes (inadaptée aux télécommandes), je pousse l’investigation jusqu’à TF1 vidéo. Dans sa grande bonté et dans sa rubrique « Nouveautés », le premier groupe TV français me propose : 48 heures par jour (jamais entendu parler), Bankgok Dangerous (?) ou bien encore un film dont le titre sonne comme une belle promesse de divertissement familial : Chicago Massacre.
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On l’a déjà évoqué sur ce blog : pourquoi pas des films en téléchargement dès leur sortie en salle ? Apparemment, l’idée fait son chemin y compris chez les « pros » les plus éclairés ! Lisez donc ci-dessous cet intéressant article de Numerama :

TV Numérique –

Le réalisateur d’Arthur et Les Minimoys Luc Besson, très engagé dans la lutte contre le piratage, propose de diffuser les films sur Internet dans des formules payantes dès les premiers jours d’exploitation des films au cinéma. Mais il se heurte à l’immobilisme de la profession.

Le réalisateur et producteur Luc Besson ne supporte pas le piratage, mais il ne se contente pas de dire aux responsables politiques que l’on « a l’impression d’être les indiens et de se faire décimer » par les cow-boys de pirates. Il a conscience que la réponse viendra aussi et avant tout d’un renouvellement de l’offre. Interrogé par Les Echos, le directeur du groupe EuropaCorp se prononce « pour l’éclatement de la chronologie des médias« . « Cela fait des années que j’essaie de convaincre le cinéma français qu’il ne faut pas aller contre l’évolution des pratiques du consommateur : il faut proposer les films sur Internet juste après la sortie en salle« , précise-t-il.

« Pour ma part, je serais favorable à la création d’une offre premium sur Internet de quarante-huit heures, le samedi et le dimanche qui suivent la sortie du film en salle. Cette offre pourrait être commercialisée à un prix de 25 à 35 euros. Quinze jours plus tard, la même offre serait de nouveau proposée mais un peu moins chère autour de 22 euros, et ainsi de suite. Au bout d’un certain temps, le film ne serait plus disponible sur Internet. Mais il rejoindrait ultérieurement un catalogue de 500 à 1.000 longs-métrages accessibles via un abonnement.« 

Seulement les exploitants ne sont pas prêts à jouer le jeu. Ils ont refusé de faire l’essai sur un film produit par EuropaCorp, et rejettent toute évolution de la chronologie des médias qui assure aux salles de cinéma une exclusivité d’au moins six mois sur la diffusion des films… si l’on excepte le marché gris du piratage.

Pour Luc Besson, la situation actuelle « n’est pas tenable« . « Aujourd’hui, les jeunes ont le choix entre voir un film dans une salle de cinéma pour 7 euros et rester chez eux où ils peuvent le visionner gratuitement avec le téléchargement illégal« , constate-t-il. En réalité, le prix (hors formule d’abonnement) d’une séance de cinéma est même plus près de 10 euros que de 7 euros dans les grandes agglomérations. Et le prix est à multiplier par le nombre de membres de la famille qui vont au cinéma voire un même film.

« A partir du moment où il y a une loi stricte – la loi création et Internet – qui condamne et punit les auteurs de délits, il est normal que le cinéma propose au public une offre légale« , poursuit Luc Besson, qui reste dans une logique de répression préalable à toute innovation de l’offre.

A l’occasion des très discrètes Assises de la Création, le réalisateur-producteur avait prévenu qu’il faudrait « un délai de un à deux ans » avant de pouvoir changer la chronologie des médias en France.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

cinema.jpgUn jour, les films sortiront simultanément au cinéma et en VOD* par Internet. C’est sûr ! Il suffira de cliquer sur sa télécommande pour recevoir instantanément n’importe quel long métrage tout beau tout neuf sur son plasma en même temps que les spectateurs en salles. Finie, la frustration d’entendre parler dans les médias de blockbusters que l’on ne voit jamais faute de temps à cause du boulot et des enfants ! Finies, les copies pourries doublées en québécois téléchargées illégalement faute de mieux… Mais quand ? Malheureusement, ce jour technologiquement béni semble encore bien loin.

Je n’ai rien contre les salles de cinéma qui sont devenues très confortables et offrent une « expérience » d’image et de son inégalée. Mais ce n’est quand même pas le seul et unique moyen de regarder un film que je sache (ou alors supprimons carrément les DVD). Alors, pourquoi attendre 6 ou 7 mois entre la sortie en salle et la mise en réseau ? La raison est économique, m’a-t-on expliqué un jour. La télé (Canal +) finance le cinéma français en échange de quoi elle obtient le droit de diffuser les films avant les autres chaînes et avant la sortie sur DVD. Selon les professionnels, casser cette « chronologie des médias » reviendrait à faire exploser l’économie du cinéma (français !) et conduirait ni plus ni moins à la mort du cinéma (français…).

Pourtant, du fait de la dématérialisation numérique, la « simultanéité » des médias semble inéluctable. La technique le permet et les consommateurs le demanderont. Avec la projection numérique, les films arriveront bientôt dans les salles par Internet; ne pourraient-ils pas faire un petit détour par chez moi ? Les salles de cinéma resteront des lieux de grand spectacle et de convivialité. A côté de cela, les parents débordés, les personnes âgées, les handicapés et les habitants des zones rurales pourront enfin avoir une vie culturelle tournant à la même vitesse que celle des jeunes citadins. Ce ne serait pas plus égalitaire, ça ? En plus, ça pourrait même rapporter de l’argent. Personnellement, je suis près à payer un bon prix pour un tel service !

Malheureusement, pour l’instant, la VOD semble plutôt considérée par les professionnels comme une sorte de bazar de banlieue pour recycler les vieux ravants…

* VOD = Video On Demand = Vidéo à la demande

Nouveau Monde (France Info) – La vidéo continue de s’imposer en force sur Internet. Aussi, voici un nouveau logiciel bien pratique qui ravira tous les fans d’images numériques. Il s’appelle Miro. Mais contrairement aux apparences, ce programme n’est pas du tout miro. Au contraire, il a les yeux bien ouverts sur le Web.

Miro est un logiciel libre et gratuit qui permet de visionner sur un ordinateur toutes sortes de vidéo. Vous le téléchargez, vous l’installer sur votre Mac ou votre PC, Windows ou Linux. Il commence alors par rechercher toutes les vidéos contenues sur votre disque dur comme vos films de vacances ou même des longs métrages en DivX… Ensuite et surtout il va chercher sur Internet de nombreux films disponibles sur les sites de partage Youtube, DailyMotion et autres Google ou Yahoo vidéo.

C’est donc un « agrégateur » de contenus vidéo offre aussi des images en haute définition que l’on peut regarder en plein écran.
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